Université : le droit de choisir les études de son choix va-t-il disparaître ?

Décembre 1986 – décembre 2017… la macronie ne rompt pas avec les vieilles lunes et recettes de la droite traditionnelle et libérale.

C’est en 1986 que beaucoup de jeunes de ma génération se sont engagés politiquement pour la première fois. C’était contre le projet Devaquet qui instaurait une sélection à l’entrée de l’université. Une énorme mobilisation avec une manifestation monstre à Paris (nous avions affrété des tgv au départ de grenoble), la mort de l’un des nôtres – Malik Oussekine- ont entraîné la démission du « sinistre » et l’abandon du projet à l’époque.

Aujourd’hui, il ne s’agirait plus de sélection à l’entrée mais de chercher à « favoriser la réussite »… Faut-il qu’on nous prenne pour des idiots pour penser que les jeunes, les étudiants, les enseignants et les parents se feront berner. Il s’agit ni plus ni moins de permettre aux universités de fixer des capacités d’accueil (donc de refuser l’accès à certains) et à des Présidents d’université ou des Préfets d’autoriser certains à s’inscrire et d’autres pas…. la novlangue macronienne ne parle pas de sélection de peur de réveiller les fantômes de 1986 mais c’est bien de sélection dont il s’agit.

Dans le même temps on achève un principe défendu par des générations d’étudiants : le bac, 1er diplôme universitaire au sens où il donne le droit de faire des études universitaires. En instaurant la sélection à l’université le Ministre s’en prend aussi à la valeur du Bac qu’il propose comme par hasard de démolir (réformer dans sa novlangue) ….

Ne les laissons pas faire. Mobilisons-nous, le 6 février doit être une réussite, le 6 février doit être le premier pas vers la défaite de Macron. Cette fois c’est possible : unité syndicale, unité des lycéens, étudiants, enseignants, parents !

Rédigé par Alain

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